Gérer les coups de mous en expat’

Gérer les coups de mous en expat’

Es un tema que toque rápido en mi último post “mon cœur bat pour”, expatriarse tiene cosas buenas… y malas.

Si me siguen desde un rato, ya saben, y sino les cuento: me mudé definitivamente (esta palabra suena rara para mí, porque en serio, quien sabe lo que significa “definitivo” en este mundo?) a Argentina hace 6 meses. Ya pueden imaginar lo diferente que es Argentina de mi país nativo, Francia. Y si no conocen Argentina, ¡solamente se lo pueden imaginar!

Solos los que viven un rato largo afuera de su país van a entender de que estoy hablando, sobre todo si no vuelven a casa desde hace mucho… Pienso que es buen momento para terminar con este mito del expatriado viviendo como una estrella de rock, globe-trotter a la vida soñada. Saben, este primo medio bohemio que se fue a Nueva-Zelandia o este tío que trabaja en no-sabemos-qué en los Emiratos árabes, de quien hablan todos como de alguien especial sin saber bien cómo es su vida… ¿Les interesa levantar la cortina? Entonces vamos!

Los principios de una expatriación siempre son buenos. Hasta cuando conoces el país, te mantienes un rato dentro de esta zona donde estas «el recién llegado». A veces lo aprovechas un poco, para que los locales no sean muy duros con vos, y para no darte cuenta demasiado rápido que ya no vives más en Francia!

On en parlait il y a peu dans le dernier “mon cœur bat pour”, l’expatriation a du bon… et du mauvais.

Si vous avez suivi un peu, vous le savez, sinon je vous résume : je me suis installée définitivement (ce mot étant pour moi totalement relatif, car vraiment, qui peut savoir ce qui est définitif dans une vie…) en Argentine il y a maintenant 6 mois. Vous imaginez tout ce que l’Argentine peut avoir de différent de mon pays natal, la France. Et si vous ne connaissez pas l’Argentine, vous ne faites en effet que vous l’imaginer !

Seuls les gens qui vivent un long moment a l’étranger comprendront ce dont je parle, surtout s’ils ne sont pas rentrés chez eux depuis longtemps… Je pense qu’il est temps de mettre fin au mythe de l’expatrié qui vit sa vie de rock star, globe-trotter à la vie rêvée. Vous savez, ce cousin un peu bohême parti en Nouvelle-Zélande ou cet oncle qui travaille dans on ne sait pas trop quoi aux Emirats Arabes, celui que toute votre famille enveloppe d’une aura exceptionnelle sans finalement vraiment savoir ce qu’est sa vie… Ça vous dit de voir ce qu’il y a derrière le rideau ? On y va !

 

Les débuts d’une expatriation sont forcément « sympas ». Même si on connait déjà le pays, comme c’était mon cas, on garde ce côté « nouvel arrivé » pendant un moment. Eventuellement on en joue aussi, histoire de gagner parfois l’indulgence des locaux, et de ne pas réaliser trop vite que, ça y est, on ne vit plus en France !

¿Lo peor? Cuando los argentinos te preguntan de dónde sos y contestas «Francia», en este momento siempre te contestan: «¡Que bueno, Francia! ¡Qué lindo!», y después «pero que haces acá? » …En un principio, me reía, decía «No, todo bien, yo quería venir…» no sé qué… y me olvidaba esta frase.

Lo que no sabe la gente, es que cuando las cosas no te andan muy bien, o peor todavía, un día estas mal, este tipo de frase acaba de convencerte que comiste un error muy grande dejando Francia.

Francia, este país donde todos son campeones para quejarse siempre, aunque lo tienen todo, en serio? Francia donde lo único que piensan es trabajar, que no tiene nada exótico, que es tan complicada con sus procedimientos y su rigidez administrativa…

Después de unos meses en Argentina, te das cuenta que el lio administrativo es peor acá todavía, similar a los doce trabajos de Asterix… Que, si tienes que ir al banco, mejor te tomas el día, que tener una tarjeta de crédito no es tan fácil, que, si en Francia el fin de mes puede estar complicado, acá uno llega a la mitad como puede, que un sueldo aceptable se logra trabajando dos veces más que allí, y que puedes olvidarte ir de vacaciones en avión o al esquí si no sos de una familia con mucha plata…

O sea, una vez que paso un tiempo de adaptación a tu nueva vida, te caes de tu linda rama de francés y dejas de pensar que todo esto es muy típico para pensar que es una m****, como lo piensan todos los argentinos… Alégrate: eso significa que ya te adaptaste (¿integraste?) al país!

 Le pire ? lorsque les argentins vous demandent votre nationalité et que vous répondez « française », à ce moment-là ils vous répondent invariablement « c’est génial ! ah la France comme c’est beau ! », toujours suivi de : « mais mon dieu qu’es-tu venue faire ici ? »… Au début j’en riais, je leur disais « non tout va bien je suis venue par choix » blablabla… et j’oubliais aussitôt la remarque.

Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’un jour ou tout va moins bien, ou pire, un jour ou vous allez carrément mal, ce genre de phrase termine de vous convaincre que vous avez fait une énorme connerie en quittant la France.

La France, ce pays dont vous disiez que la seule chose qu’on sait y faire c’est râler alors qu’on a tout, de quoi se plaint on sans blague ? La France ou l’on ne pense qu’au travail, ou l’on ne profite pas de la vie, la France si petite, si peu exotique, si compliquée avec ses procédures et sa rigidité administrative…

Après quelques mois en Argentine, vous réalisez que les délires administratifs sont encore pires ici en Argentine, semblables aux douze travaux d’Astérix… Que pour aller à la banque il vaut mieux prendre sa journée, qu’avoir une carte bancaire n’est pas un acquis, que si les fins de mois sont difficiles parfois en France ici on arrive à la moitié comme on peut, que pour avoir un salaire bien moindre qu’en France on travaille le double d heures, et que partir en vacances en avion ou au ski est un luxe réservé aux familles aisées…

 

En bref, une fois le temps d’adaptation à votre nouvelle vie passée, vous tombez de votre jolie branche de petit français et vous arrêtez de trouver tout cela rafraichissant pour penser que c’est une vraie galère, comme la plupart des argentins… Réjouissez-vous, ça veut dire que vous vous êtes adaptée, voire intégrée au pays !

Primero, no hay de que estar inquieta. Cuando uno te pregunta si lo extrañas a tu país, te das cuenta que nunca lo pensaste, demasiado ocupada en tu integración acá.

Y poco a poco, se van sumando experiencias frustrantes (experiencias normales de la vida) y llegas a pensar “en serio? Me perdí una tarde entera en este banco de m***? ¡Y además cuando vuelvo a casa ni tengo forma de relajarme con un poco de queso y de vino francés… y no entiendo porque la gente mira este tipo de programa a la TV, son más tontos que nuestra telerrealidad!”

Otro día será: «Como es eso que acá no hay forma simple de pagar boletas? hay que ir hasta el centro y buscar un Pagofacil donde haces cola durante media hora con 20 personas adelante tuyo… bueno aprovecharé para hacer unas compras después… Ah no, es cierto, el supermercado estará cerrado a las 16h…” (los horarios de Argentina todavía son un misterio para mi)

Como se lo imaginan, cada uno tiene momentos de cansancio y dudas, y cuando se suman cosas más difíciles todavía en tu vida, no anda más nada. Adaptarse a un país nuevo te pide mucha energía, tienes que prestar dos veces más atención para entender charlas básicas (¡ni hablo de bromas que nunca entiendo!), para pagar con otra moneda que la tuya, para controlar tus gastos con un sueldo mucho menor.

Entonces, cuando tienes que enfrentarte con más dificultades que también te piden mucha energía (búsqueda de empleo, duelo, solitud, problemas personales…), aunque forman parte de la vida también, no queda nada para buen humor y positividad (¿así se dice no?)

Au départ, rien d’alarmant. Quand les gens vous demandent si votre pays vous manque, vous réalisez en effet que vous ne vous étiez même pas posé la question, bien trop occupée à tenter de vous faire une place ici. Et puis, peu à peu, vous emmagasinez des expériences frustrantes (normal, c’est la vie), et vous vous surprenez à penser : « Sérieusement ? je viens de perdre une après-midi entière dans cette banque pourrie ? En plus quand je rentre chez moi même pas moyen de décompresser devant un bon plateau de fromage avec un petit verre de vin français… et puis je ne comprends pas pourquoi les gens regardent ces programmes TV débiles, ils sont encore pires que nos téléréalités en France ! »…

Un autre jour ce sera « Non mais sérieusement, on ne peut pas payer ses factures de façon simple ? Il faut forcement aller jusqu’ au centre-ville et chercher un Pagofacil ou je vais devoir faire la queue pendant 30 minutes derrière 20 personnes...Bon au pire j’en profite pour faire quelques courses quand ce sera fait… ah ben non c’est vrai le supermarché sera fermé à 16H… » (les horaires argentins restent un mystère pour moi) …

 

Vous l’imaginez, on passe comme tout le monde par des moments de fatigue et de doute et lorsque la vie vous met quelques embuches supplémentaires sur le chemin, alors là rien ne va plus. S’adapter à un nouveau pays coûte de l’énergie, il faut écouter deux fois plus attentivement pour comprendre des discussions basiques (je ne parle même pas des blagues dont une fois sur deux on ne comprend rien !), être deux fois plus attentive au moment de payer dans une autre devise que la sienne, surveiller encore plus ses dépenses lorsque le salaire rétrécit comme peau de chagrin.

Alors quand vous devez affronter des épreuves supplémentaires (recherche d’emploi, deuils, solitude, ennuis perso…), qui – on est d’accord – font aussi partie de la vie mais sont également énergivores, autant vous dire qu’il ne reste plus grand-chose pour la bonne humeur et la positivité. (Ben quoi négativité ça existe non ?)

Obviamente, en estos momentos lo que más precisas son cosas consoladoras, como:

-          Ver a tu familia: imposible, están lejos… si ahorras mucho capaz que llegues a viajar una vez este año, dos veces si ellos te vienen a visitar…

-          Ir de shopping: acá hay que aceptar las diferencias de cultura y lo que te permite un sueldo bajo. Si además te enfocas en lo que ves en las redes europeas, olvídate porque estas cosas nunca llegaran hasta Argentina (aduana, ley sobre las importaciones…) entonces solo te queda la frustración hasta tu próximo viaje a Francia.

-          Comer algo que te gusta comer en Francia:

Queso: los quesos baratos (que más se compran acá) nos parecen insípidos a nosotros franceses. Buscando un poco más y pagando un precio más alto podrás conseguir cosas buenas… lo mismo para fiambres.

Un plato típico francés o que solías comer de pequeña: pasta con jamón y queso, gallina en la olla de tu mama, cassoulet de tu papa… Déjenme saber si llegan a encontrar el mismo sabor de sus platos consoladores estando afuera de su país. Por mi lado, hasta abandone la idea de hacerme mi clásico puree-salchichas cuando vi las caras de las salchichas acá…

Un pastel gigante de chocolate: otra decepción porque el chocolate argentino es caro y no siempre de buena calidad. Los postres que podrán comprar son muchas veces muy dulces (obviamente hay excepciones). ¡Mejor olvidar esta opción para buscar consolación! Y después de todo, estarán de acuerdo conmigo que para la salud no es buena idea, aunque te hace bien en el momento, después te parece mala idea)

 Et c’est évidemment dans les moments durs qu’on a envie de choses réconfortantes, du type :

-          Voire ses proches : impossible, ils sont loin… en économisant un max vous les verrez avec de la chance une seule fois cette année, deux si eux vous font la surprise de venir vous voir…

-          Faire du shopping : là encore il faut composer avec les différences culturelles de la mode et les fluctuations de salaire qui ne laissent pas beaucoup de marge de manœuvre. Ajoutez à cela le fait que ce que vous voyez passer sur les réseaux sociaux européens n’arrive pas jusqu’ en Argentine (douane, loi sur les produits importés, tout ça…) et donc vos envies européennes sont vite reléguées au rang de frustrations à assouvir lors de votre prochaine visite en France (CQFD : adieu !)

-          Manger quelque chose qu’on adore manger en France du type :

Du Fromage : les fromages bons marchés (ceux que la plupart des argentins consomment) sont en général sans goût pour nous les français… en cherchant bien et en mettant le prix vous pourrez éventuellement trouver un équivalent… même chose pour le saucisson et la charcuterie…

Un plat bien français ou « madeleine de Proust » : coquillettes jambon, poule au pot de maman, cassoulet de papa… Prévenez-moi si vous arrivez à recréer la saveur de vos plats réconfortants en étant à l’étranger. De mon côté, même le classique purée knacky, j’ai abandonné en voyant la tête des knacky argentines….

Un gros gâteau au chocolat : eh bien je vais vous décevoir définitivement mais là encore le chocolat argentin est cher, pas toujours bon.  Les desserts que vous trouverez dans le commerce sont la plupart du temps décevants ou trop sucrés… (il y a bien sur des exceptions…j’ai réussi a gouter un délicieux gateau a la betterave totalement a la hauteur des meilleurs carrot cakes!). En bref oubliez cette option pour vous réconforter ! (Et puis bon, vous serez d’accord sur le fait que niveau santé et équilibre alimentaire, ça fait du bien sur le moment mais après coup ça vous paraitra plutôt une mauvaise idée)

No estar sola

No estar sola durante una expatriación me parece un punto muy importante para aguantar. Si estas con tu pareja, va a tener que ser un ayudante fuerte para apoyarte durante tus momentos difíciles (y al revés también, porque seguramente tendrá también sus momentos de duda). Puede ser más complicado si (como es mi caso) tu pareja es de tu país de adopción y tiene otro ritmo que el tuyo: cuando vos acabas de dejar a tu país, el vuelve a encontrar el suyo. Es muy probable que no entiende lo que estás pasando o que no comparta tus dudas o lo que no te gusta en tu nueva vida. Tu tarea va a ser de comunicar mucho con él para que se entere de lo que te pasa antes de que te hartes.

 Bien s’entourer

Ne pas être seule en expatriation me parait le point crucial pour tenir le choc. Si vous êtes avec votre conjoint, il devra être un vrai support pour vous appuyer dans vos moments « down » (et vice versa car il n’y a pas de raison, il en connaitra lui aussi très certainement). L’affaire peut être plus compliquée si (comme c’est mon cas) votre conjoint est originaire de votre nouveau pays d’adoption et fonctionne donc forcément sur un autre rythme que le vôtre : alors que vous venez de quitter votre terre d’attache, lui retrouve la sienne. Il est donc probable qu’il ne comprenne pas ce que vous traversez ou qu’il ne partage pas vos doutes ou réserves sur cette vie. A vous de parvenir à communiquer suffisamment pour tirer la sonnette d’alarme avant le trop plein et le ras le bol.

De forma general, rodéate de familiares y amigos: ¡créate una red nueva! Es esencial compartir tus emociones con alguien, y a veces lo mejor para escucharte es otra persona que tu pareja. Encuentra diferentes personas que te puedan escuchar, ábrete a la gente, que sea tus compañeros de trabajo, chicas de tui clase de danza, familia de tu pareja, otros expatriados que puedes encontrar gracias a asociaciones (Alianza Francesa…) que podrán entender perfectamente lo que estas pasando.

Sentirte entendida, aceptada y apoyada es a veces lo más importante de todo cuando te sentís mal. Te permite desahogarte, dar un paso atrás para mirar las cosas con más distancia y no tomar decisiones demasiado rápido, ¡y a veces es suficiente para rebotar con mas energía!

 

Pasarla bien

Como le decía, en estos momentos cuando nada anda como quisieras, ¡hay que tratar de evacuar! Evacuar las malas ondas, olvidar, aunque sea un ratito estos problemas, y pasar un buen momento. ¿No tienes estas cosas que de costumbre te hacen bien en Francia? No importa, empieza a mirar tu entorno y encuentra algo que te permite pasarla bien, como:

-          Comer un helado (¡porque el chocolate no pero el helado sin duda es argentino! ¡Un lujo!)

-          Adaptarte al shopping argentino, aunque sea solo para cambiar de aire y dar una vuelta. Si nada de lo que ves te gusta realmente y no quieres comprar nada, proba igual, solo para ver que te queda bien… Quien sabe, puede ser terminaras encontrando algo, ¡y sino por lo menos habrás pasado un buen momento!

-          Hacete una manicura. ¡Cuídate! Olvídate de todo mientras te hacen las uñas, que te masajean o que te cortan el pelo. Sera un momento a sola con vos misma!

De façon générale, entourez-vous si vous le pouvez de la famille, d’amis : bref, recréez-vous un réseau ! Il est essentiel de pouvoir partager vos émotions avec quelqu’un, et parfois une oreille autre que votre conjoint est encore la meilleure solution. Multipliez les possibilités d’écoute, allez vers les gens, que ce soit votre groupe de collègues, les filles de votre cours de danse, la famille de votre conjoint, ou d’autres expatriés rencontres par le biais d’associations (Alliance française etc.) … qui comprendront parfaitement ce par quoi vous passez.

Se sentir comprise, acceptée et soutenue est parfois le plus important en cas de coups de mou. Cela vous permet de vider votre sac, faire la part des choses et ne pas prendre de décisions sur un coup de tête, et suffit parfois à rebondir avec un regain d’énergie !

 

Se faire plaisir

Comme je vous le disais, dans ces moments où rien ne va comme on le voudrait, il faut tenter d’évacuer ! évacuer les mauvaises énergies, oublier même un instant tous ces soucis, et se faire du bien. Vous ne pouvez pas recourir à vos réconforts habituels ? Qu’à cela ne tienne, observez votre environnement et trouvez-y quelque chose qui vous permette de passer un bon moment, par exemple :

-          Aller manger une glace (parce que le chocolat non mais la glace sans aucun doute est argentine ! Un vrai bonheur !)

-          S’adapter au shopping argentin juste pour faire un tour et se changer les idées. Même si rien ne vous plait vraiment et que vous n’achetez rien, faites des essayages, juste pour vous dire que ça vous va bien… qui sait, vous terminerez peut-être par trouver qqch qui vous plait, et sinon vous aurez au moins passé un bon moment !

-          Allez-vous faire faire une manucure. Occupez-vous de vous ! Oubliez tout pendant que l’on vous fait les ongles, qu’on vous masse ou juste qu’on vous coupe les cheveux. Ce sera votre moment rien qu’à vous !

Tenga las ideas claras

No siempre es fácil cuando estas mal, pero cuando es así te recomiendo una cosa: ¡mantente con la cabeza fría! Deja pasar unas horas, unos días, respira hondo. No tomes decisiones apresuradas. Lo primero que pensaras sin duda será sacarte un pasaje de vuelta lo más antes posible para volver a casa, mandando todo al c*****. En mi opinión, no es la mejor solución.

Primero porque acuérdate, te fuiste porque lo querías, nadie te obligó, entonces trata de acordarte porque lo hiciste. Te pusiste un objetivo cuando te fuiste, y sin duda sabias que no iba a ser fácil todos los días. El momento que estás pasando es normal, es parte del proceso de expatriación. La falta y las lágrimas también, lamentablemente. Abandonar en camino sería dejar el proyecto sin terminar, y no saldrías de eso orgullosa, ¿no? Respira, levanta la cabeza, céntrate en lo tuyo, tu proyecto, tu fuerza: ¡puedes lidiar con eso!

Después, acuérdate que ningún país es perfecto. Cada uno tiene sus pros y sus contras, cosas que te gustan y cosas que odias. Acuérdate como te insoportaba Francia, sus franceses que pasan el tiempo quejándose, sus mentes chiquititas que no saben disfrutar la vida desde su vida confortable europea. Acuérdate tu ciudad nativa que te parecía tan pequeña y aburrida, y que te dio ganas de irte por otro lado. Aunque ahora mismo te parece ideal, es una ilusión, y sin duda sería un refugio para vos por un ratito, pero te darías cuenta rápido que no está mejor allí. Si volver de vez en cuando te va a hacer bien, obviamente, no pienses volver a casa cuando se pone difícil: seria huir en vez de solucionar las cosas.

Hacer proyectos

Salir de un mal momento, que sea en pensamiento, proyectándose en el futuro, es buena manera de ir para adelante. Mantenerse en movimiento te salva, sobre todo cuando nada pasa bien, porque te vuelves el motor del cambio y tu cerebro va aceptando la idea que este momento malo no es para siempre.

Planifica un fin de semana o un día para descubrir un lugar nuevo, organiza una escapada con tu pareja, una cena con amigos, invita a familiares en casa…

Rester clairvoyante

Pas toujours facile quand ça ne va pas, mais dans ces moments-là, je ne vous recommande qu’une seule chose : gardez la tête froide. Laissez passer quelques heures, quelques jours, respirez profondément. Ne prenez pas de décisions hâtives. La première qui vous viendra à l’esprit sera sans doute un billet sec dès que possible pour rentrer au bercail en envoyant tout balader. A mon sens ça n’est pas la meilleure chose à faire.

Tout d’abord parce que souvenez-vous, vous êtes partie de votre plein gré, personne ne vous y a forcée, alors essayez de vous rappeler pourquoi. Vous vous êtes fixée un objectif en partant, et vous saviez sans doute que le chemin ne serait pas tout rose. Ce moment que vous passez est normal, il fait partie du processus d’expatriation. Le manque et les larmes également, malheureusement. Tout laisser tomber en route serait abandonner et ne pas aller au bout de vos projets, et vous n’en ressortiriez finalement pas très fière après coup, n’est-ce pas ? Respirez, relevez la tête, et recentrez-vous sur vous et vos projets, votre force : vous pouvez surmonter ça !

Ensuite n’oubliez jamais qu’aucun pays n’est parfait. Chacun a ses avantages et ses inconvénients, des choses que vous aimez et d’autres que vous détestez. Rappelez-vous comme vous pestiez contre la France, les français, ces râleurs, ces esprits étriqués même pas foutus de profiter de la vie dans leur petit confort européen. Rappelez-vous votre ville natale que vous trouviez trop petite et ennuyeuse, et qui vous a donné envie d’aller voir ailleurs. Si là tout de suite elle vous semble idéale, c’est une illusion, et sans nul doute vous iriez bien vous y refugier un moment, mais pour vous rendre compte rapidement que l’herbe n’est pas plus verte là-bas. Si un retour de temps en temps vous fera évidemment du bien, n’envisagez pas de rentrer à la maison au premier coup dur : ce serait une fuite davantage qu’une solution !  

Faire des projets

Sortir d’un moment difficile, même en pensée, en se projetant dans un avenir proche, est un bon moyen d’avancer. Rester en mouvement est salvateur, surtout quand rien ne va, car vous serez le moteur du changement et votre cerveau va aussi accepter l’idée que ce moment négatif n’est pas pour toujours.

Programmez-vous un week end ou une journée pour découvrir un endroit nouveau, planifiez une escapade en amoureux, organisez un diner avec des amis, invitez la famille…

No te aconsejo focalizar en la organización de tu próximo viaje de vuelta a tu país, porque la fecha puede ser lejos y el presupuesto bastante alto, y todo eso puede terminar desgastándote más todavía. Mejor trata de conocer tu entorno, no hace falta ponerse en gastos, lo más importante es traer novedad y conocer mejor tu nuevo lugar de vida. Es normal agarrarse a lo que quieres de tu cultura original, pero hace falta abrirse a tu cultura nueva y buscar sus lados positivos (¡a veces están escondidos!)

Confía en vos siempre

La expatriación es una experiencia que te desarraiga y te hace perder tus puntos de referencia (y no solo geográficamente). Seguir viviendo por otro lado es una prueba porque tienes que encontrar nuevos puntos de referencias, nuevas costumbres. Y más allá de seguir viviendo, sobre todo se trata de reinventarse, porque la realidad que conocías en tu país nunca será la de tu nuevo país de adopción, hasta si tratas de reproducir un modelo similar. En vez de buscar una copia de tu antigua vida, mejor trata de renovarte aceptando las diferencias de tu nuevo entorno, encontrando su mejor lado. Mucho más constructivo, esta manera de ver las cosas te permitirá evolucionar. Nunca te olvides que ya es un gran logro realizar una expatriación, y demuestra capacidades de adaptación muy fuertes (y solo con eso ya te debería alcanzar como para estar orgullosa).

Je ne vous conseille pas forcement de vous focaliser sur l’organisation de votre prochain voyage de retour dans votre pays, pour plusieurs raisons : l’échéance peut être lointaine et décourageante et le budget vraiment élevé, ce qui aura pour effet de vous mettre encore plus le moral à zéro. Pensez plutôt à investir les environs, pas besoin de faire des frais importants, l’essentiel est d’apporter de la nouveauté et de mieux connaitre votre nouvel environnement. S’il est normal de se raccrocher à ce qu’on aime dans sa culture d’origine, il faut aussi s’ouvrir à sa nouvelle culture et en chercher les bons cotes (parfois bien cachés) !

 

 

Garder confiance en soi quoiqu’ il arrive

L’expatriation est une expérience qui vous déracine et vous fait perdre vos repères (pas seulement géographiques). Parvenir à continuer à vivre ailleurs est une épreuve car il faut peu à peu trouver de nouveau repères, de nouvelles habitudes. Et au-delà de continuer à vivre, il faut surtout se réinventer, car la réalité que vous connaissiez dans votre pays d’origine ne sera jamais la même que celle de votre nouveau pays d’adoption, même si vous vous efforcez de reproduire un modèle similaire. Plutôt que de reproduire une pâle copie de votre ancienne vie, essayez plutôt de voir comment vous renouveler en acceptant les différences de votre nouveau lieu de vie, en en tirant le meilleur. Bien plus constructif, cette façon de voir vous permettra aussi de continuer à évoluer. N’oubliez jamais que c’est déjà une grande satisfaction que de mener à bien une expatriation, et la preuve d’une grande capacité d’adaptation (ce qui en soi devrait déjà vous valoriser largement !)

Mis consejos perso:

  • Mirarte una película francesa en francés

  • Charlar en WhatsApp con tus amigos, dejarles mensajes vocales (¡que alivio escuchar tu idioma y su voz!)

  • Adaptarse a la cocina local: no trates de encontrar tus platos franceses favoritos sino descubrir un plato típico argentino. Si es posible casero: ¿no hay mejor lugar que Argentina para probar un buen guizo de lentejas no?

  • Concentrarse en si misma (no importa nada, hace yoga o reserva un masaje), y acordarse también porque decidiste irte, lo bueno de la experiencia y la fuerza que te dio

  • Empezar un blog o escribir un diario personal

 

Las cosas que te darán energía:

 

  • Que alguien te diga que hablas rebien castellano

  • Salir con éxito de entrevistas de trabajo

  • Acabar con trámites administrativos (¡migratorios o solamente pagar una factura, a veces es un desafío!)

 

Mes Tips perso:

  • Se regarder un film français en français

  • Chater sur WhatsApp avec ses amis, leur faire des messages vocaux (réconfort 8000 de parler votre langue et d’entendre leur voix en retour)

  • S’adapter aussi à la cuisine locale : ne cherchez pas à retrouver un bon petit plat français, mais plutôt à découvrir un bon petit plat argentin. Et si possible cuisiné maison en suivant une recette de famille : il n’y a pas meilleur endroit que l’Argentine pour déguster un bon guizo de lentejas après tout !

  • Se recentrer sur soi (envoyer tout balader pour une séance de yoga ou un bon massage) et se rappeler aussi pourquoi on a choisi de partir, les bonnes expériences et la force que l’on en retire

  • Ouvrir un blog ou écrire un journal pour soi…

 

Les choses qui vous boosteront :

 

  • S’entendre dire qu’on parle vachement bien castellano

  • Passer des épreuves de recrutement avec succès

  • Arriver à terminer des démarches administratives (migratoires ou tout bêtement payer une facture, parfois un vrai défi…)

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