Mon coeur bat pour #16

Comme d’habitude, je clôture le mois sur le blog avec cette rubrique constituée de mes favoris et de toutes les choses que j´ai aimées ces dernières semaines !

Je rentre tout juste de ma semaine de vacances et j’avais donc envie de partager avec vous ces quelques jours que j´ai passé à…

 

Sierra de la Ventana

Je vous en ai déjà parlé (ici) sur le blog, mais à chaque fois mes visites me semblent tellement différentes et toujours si agréables que je ne pouvais pas ne pas vous en parler à nouveau. Cette fois, nous avons visité Villa Ventana un jour de soleil, frais mais avec un ciel dégagé. Nous avons arpenté les petites rues cachées et non pas l´artère principale. Elles regorgent de maisonnettes et de grandes cabanes dans les bois, qui laissent songeur et donnent envie de longs week-ends en famille, de sieste dans le hamac ou au coin du feu… les poêles à bois fument tranquillement, dans le silence troublé seulement par le pépiement des oiseaux.

 A l´heure du déjeuner nous avons rejoint l´Hôtel Restaurant Aguas Pampa, un peu par hasard. Etablissement un peu vieillissant qui a dû connaître ses heures de gloire, ils faisaient une promo resto + spa (dont nous n’avons pas profité mais qui semblait alléchante). En revanche nous nous sommes régalé avec un Locro typique, savoureux et délicatement épicé d´Aji molido. C’est l´équivalent de notre cassoulet français et il était de façon évidente fait maison. Nous avons apprécié le cadre : vieilles pierres, boiseries, grande salle, donnant sur un jardin verdoyant. Le service était très courtois et nous avons parlé quelques instants avec le cuisinier, un travailleur fatigué mais de ceux qui aiment faire les choses bien. Ses grosses mains pleines de coupures témoignaient de ses années de service et expliquaient pourquoi le plat du jour était si savoureux ! Le dessert n´a pas démérité : les poires au bourgogne étaient fondantes, l’alcool insoupçonnable. Vraiment un repas fin et digne d’un très bon restaurant.

Nous avons terminé l’après-midi par l’achat de charcuterie et fromage, bien évidemment ! (Étape obligatoire a tout passage par une station de montagne, vous ne croyez pas ?) et sommes rentrés par le village de Saldungaray, adorable de tranquillité, avec son ancien fort destiné à la défense contre les indiens.

 J´aime infiniment ces moments où nous roulons vers une destination quelle qu’elle soit mais inconnue, que ce soit une grande ville ou un minuscule bout de verdure. L’Argentine a ceci de magique qu’elle recèle encore d´endroits perdus ou la lumière de fin d’après-midi vous fait sentir encore plus loin de tout et vous fait oublier l’heure. Vous êtes quelqu’un d autre, dans un autre siècle, peu importe. Vous êtes un touriste, ce qui est selon moi le plus beau métier du monde.

 

 

 

Culture

Ce mois-ci peu de rendement dans cette section, que j’adorerais nourrir davantage de lectures, de spectacles et de visites au musée. Mon rythme de travail ne me le permet pas, et j’avoue que l’offre culturelle en argentine ne fourmille pas non plus. En revanche j´avais très envie de vous parler de ma série du moment que je regarde sur Netflix : Good girls.

Vous en avez certainement entendu parler car Christina Hendricks y interprète l’une de ces mamans aux airs de Desperate Housewives, qui se retrouve avec deux amies embarquée dans un holdup et plus largement dans une nouvelle vie qu’elles auront bien du mal á gérer. Je vous ai tout dit, car l’histoire et ses rebondissements s´en tiennent finalement à cela mais ne sont, selon moi, pas le plus important. La série a visiblement été réalisée juste après les événements de Metoo à Hollywood, ou s´en fait en tout cas le porte-parole. Aux détours de nombreuses phrases et situations, les héroïnes, qui ressemblent a priori a tout sauf a des féministes dans leur rôle de maman au foyer, nous dévoilent une facette d’elle-même qui jusqu’ alors leur échappait. Elles se découvrent et se libèrent, affirment aussi des vérités criantes mais loin d’être évidentes, et très vite on les adore pour cela. Chacune est différente, elles ne sont pas sans nous rappeler la parfaite et rigide Bree Van der Kamp ou la maladroite et adorable Susan, mais ont ce petit quelque chose en plus de rock n roll et d émancipé (émancipation qu’elles gagnent dans la série et á laquelle elles ne peuvent ensuite plus renoncer). Certes dégoulinante de culture yankee, cette série aux allures de conte moderne est donc imperceptiblement semée de petites pépites féministes, idées qui nous explosent á la face et continuent de crépiter encore longtemps après, comme ces petits bonbons qui pétillent en bouche, qui nous réveillent et qu´on adore !

 

Je vous ai menti : ce mois-ci j´ai bien assisté à un spectacle et indéniablement des plus « argentins » : un concert de Los Palmeras. Groupe emblématique de cumbia en argentine, chantant depuis des décennies et rassemblant petits et grands dans tous les événements importants : réunions familiales, mariages, soirées dansantes… Ils sont incontournables ici et passaient justement début juin par le très célèbre Luna Park, stade de Buenos Aires ou se produisent les plus grands groupes.

L’occasion pour moi de mieux les connaître, et surtout de voir à quel point ils rassemblent des générations d’argentins, de ceux qui ont subi la dictature, à ceux qui souffrent aujourd’hui de la crise économique, tous réunis ce jour-là pour oublier un moment leurs soucis, le temps de chanter tous ensemble « Perra » ou « Olvidala », à tue-tête et au son du célèbre accordéon. Pour moi le spectacle était autant dans la salle que sur scène. Public de toute sorte et de tout âge, heureux d’être là, se mélangeant dans une ambiance bon enfant, dansant et souriant. Indéniablement argentin ! Nous avons bien sur terminé la soirée en allant mangeant une pizza Calle Corrientes, et elles méritent leur légende car c’est une des meilleures que j’ai jamais mangée !

 

 

Enfin, pour boucler la boucle de cette rubrique culturelle totalement disparate, je reviens à un peu de féminisme juste après avoir parlé de Los Palmeras (les paroles de leurs chansons ne sont pas franchement en faveur du sexe « faible », et comme la plupart des chansons argentines parlent de séduction, de tromperie et de malheurs amoureux). Bref ! J´ai découvert et dévoré le blog de Fiona Schmidt. Rafraichissant sans doute, décapant surement ! Comme une douche froide au réveil, ou une bonne claque pour vous empêcher de tomber endormi. J’ai adoré son ton parfois noir mais jamais désespéré, et sa façon de nous montrer le féminisme dans les actions de notre quotidien les plus petites soient elles, sans jamais tomber dans la haine de l´homme (écueil trop facile auquel le féminisme argentin n´échappe pas malheureusement).

Elle aborde des thèmes variés qui m’ont tous parlé, de la contraception à la politique, en passant par la fête des mères ou le désir –ou pas – de maternité. J´ai appris et surement muri un peu dans mes idées, et je me suis aussi rendu compte que le féminisme est loin d’être gagné car certaines idées sont tellement ancrées en nous et dans notre inconscient qu’elles mettront sans doute des générations à s’assainir.

Je vous conseille de courir la lire, juste ici : https://www.fiona-schmidt.fr/

 

 

Une envie de cheveux courts

 

On dit qu’à chaque étape de la vie et chaque changement important une femme a envie de changer de coupe. Je dois donc être à un moment plus que charnière de la mienne car ces dernières semaines je suis une vraie girouette ! Comme un enfant dans un magasin de bonbons, j’ai envie de tout essayer et je n’ai peur de rien ou presque. Je n’ai en tout cas pas eu peur de couper moi-même mes cheveux le mois dernier ni de les teindre seule à la maison il y a quelques jours. Envie de quelque chose de plus clair, alors qu’ici l’hiver arrive, mais je vois partout des photos ensoleillées sur les réseaux européens et j’ai envie de lumière ! Un blond enfantin ou un joli miel doré…  Et aussi envie d’une coupe courte, de celles qui vous font grandir et vous trouver. Une illusion sans doute très révélatrice de mon état d’esprit et que je n’ai pas encore vraiment pris le temps d’analyser. Bien sur les jolies blondes à cheveux longs et les sirènes à la chevelure noire me font fantasmer mais j’ai bien compris que ce ne sera jamais moi, mon visage long rendant fade n’importe quelle longueur qui descende plus bas que mes épaules… En revanche je peux me permettre ces coupes courtes iconiques, structurées ou plus douces – et c’est là qu’il faut que je me décide ! Une petite coupe bien courte joliment ébouriffée à la Halle Berry, ou plus sage comme Carey Mulligan ? Quelques mèches blondes pour la rendre espiègle comme Michelle Williams? Garder de la longueur pour mieux la volumiser, comme Alessandra Sublet ou Emilia Clarke ? Ou tenter quelque chose de structuré comme une coupe bol, tellement années 80, et qui allait si bien à ma maman quand elle avait mon âge ?

 Comme vous le voyez je suis dans une joyeuse indécision, avec cette envie d’essayer, comme si c’était maintenant ou jamais, comme si j’avais peur que le bon moment pour essayer cette coupe me file ensuite entre les doigts avec les années… Je ne parle même pas du fait que je veuille prendre en compte mon rythme de vie, mes envies, mon lieu de travail, ce qui complique encore la décision ! Alors vos avis seront les bienvenus

 

 

Crush

Venons-en a cette rubrique plus fourre-tout dans laquelle je vous montre dans le désordre tout ce que j’ai aimé sur les réseaux, notamment Instagram, et notamment en matière de mode !

 

On commence tout de suite avec 3 looks de Noholita que j’ai littéralement adorés. Tout d’abord cette robe nuisette satinée de chez Zara qu’elle porte sans problème à la ville – oui madame – en terrasse d’un restaurant. Et moi j’applaudis des deux mains car avec sa plastique parfaite, c’est raffiné et féminin… Ensuite, j’ai bien compris que les ugly shoes n’étaient pas faites pour moi (détestées, achetées et revendues), mais quand même il faut bien admettre que Noholita sait les porter comme personne : que ce soit avec un simple jeans et un pull loose, ou avec une jupe a sequins, elle leur donne une dégaine de folie. Jalousie. Je crois que cette fille nous prouve à toutes que même petite, on peut tout porter avec style !

Je continue avec la très jolie June sixty five dont le look tout simple avec ce blazer blanc et ces bijoux superposés me donne juste envie de revendre l’intégralité de ma garde-robe pour acheter du blanc ! Oui je sais elle est bronzée et à peu près tout lui va au teint mais quand même, j’adore ! Et évidemment ce maillot de bain à la couleur parfaite et à la coupe risquée tombe sur elle à la perfection. Très très envie d’être en été !

 

J´ai découvert deux jolies marques argentines dont j’avais envie de vous parler. Il s’agit de petits créateurs et les prix sont forcément élevés, mais j´adore sortir des grandes chaînes et trouver des marques avec une vraie identité. C’est le cas de Soifer, pour laquelle j’ai totalement craqué. Ils proposent notamment des combinaisons super bien coupées, et je n’avais qu’une envie : essayer ce modèle Julia, malheureusement dispo uniquement en grande taille et en rouge. Après avoir consulté une éventuelle réédition, je me suis résignée à ne jamais la porter mais j´avais très envie de vous montrer cette coupe parfaite : féminine avec son décolleté profond, chic avec sa couleur et so 70ties avec sa jambe large ! Une autre marque créée par deux argentines et distribuée sur le site Renova tu Vestidor dont je vous parlais ici : Preppy shoes. Amour total pour leurs bottes texanes, un peu moins pour leur prix j´avoue…

 

 

Enfin, pour équilibrer et mettre à l’honneur aussi la création française, je vous partage une découverte de ce mois-ci avec le site Et Suzette. Découvert sur Instagram par le biais de Juste Juliette, je suis tombée sous le charme d´á peu près tout : robes aériennes à la couleur fabuleuse, blouse estivales, silhouette soulignant la taille, bijoux délicats… Mention spéciale pour cette bague dorée ressemblant trait pour trait a du Pascale Monvoisin, et au prix abordable (ce qui n’est pas vraiment le cas du reste).

 

On continue dans les bijoux car j’ai beaucoup aimé l’association lumineuse de ces bijoux Opale Bijoux portés par Audrey Lombard. Jolie peau bronzée et blouse blanche (oui j´ai besoin de vacances et de soleil) … J´ai cependant un peu laissé de côté la marque quand j’ai vu dans la foulée qu’elle avait fait une grosse opération marketing auprès de toutes les bloggeuses mode en vue, en envoyant les mêmes à Zoe… Bref, fatiguée de voir la même chose partout sur Instagram…. Et l ´impression d’être tous un peu des moutons ? Du coup niveau jolis détails pour styliser un look, j’ai préféré garder en mémoire cette jolie manucure délicate et passe partout ! A reproduire a la maison !

 

Et pour conclure ce post automnal/hivernal, je devais évidemment finir sur cette note ensoleillée que nous a offert Jacquemus avec son superbe défilé des 10 ans… Imaginez un footwalk au milieu des champs de lavande, n´est-ce pas juste fabuleux ? Tout droit sorti d´un esprit génial et très provençal ? Oui mon pays et le soleil me manquent mais au-delà de ça, personne ne peut nier la bonne humeur et la lumière qui émanent de cette collection, de ces modèles aussi (chose bien trop rare a une époque où on tire la tronche sur tous les podiums !). Comme un souffle d’air frais, une collection dans des couleurs douces – lavande, bleu ciel, rose – pour eux comme pour elles, dans des matières qui rappellent le ciel et la terre et qui nous plongent des années en arrière.

C’est ça Jacquemus, un voyage en Provence, un voyage dans le temps, une forme d´originalité qui ressemble à un classique et un essentiel. On a envie de tout porter, car on a l’air heureux dans ce qu’il crée !

 

 

Sur ce je vous souhaite une très bonne semaine et j’espère que ce post vous a plu. J’y ai mis beaucoup de mon humeur du moment alors revenez me dire ce que tout cela vous inspire !